Alighiero Boetti

3 février -> 8 avril 2017

Tornabuoni Paris a le plaisir d’annoncer l’ouverture de sa nouvelle galerie avec la plus importante rétrospective jamais réalisée sur l’œuvre de Alighiero Boetti (1940-94) par une galerie privée. Situé dans le célèbre Passage de Retz au cœur de la dynamique scène artistique du Marais, l’espace lumineux de 720 m2 dans l’hôtel particulier du XVIIème siècle constitue un cadre spectaculaire. La galerie, avec son volume, ses hauts plafonds, verrières et cours intérieures permet à Tornabuoni de présenter des expositions ambitieuses de qualité muséale avec des œuvres en extérieur comme en intérieur.

La rétrospective de Boetti montre des œuvres de ses premiers dessins à l’encre de Chine, aux œuvres associées à l’Arte Povera, les Bollini (autocollants), Lavori Postali (œuvres postales), Aerei (avions) et Biro (stylo-bille), d’importantes œuvres sur papier et les célèbres broderies de l’artiste. Retraçant toute sa carrière, l’exposition illustre l’ampleur de l’influence de Boetti et l’importance de son œuvre au sein du panorama artistique contemporain.

Cette importante rétrospective s’inscrit à la suite d’une exposition articulée autour du Muro (1972-93) à Tornabuoni Londres. Il s’agit de la seconde dans un trio d’expositions sur Boetti organisées par Tornabuoni, qui marque plus de 20 ans de collection et d’exposition de l’œuvre d’Alighiero Boetti. Le trio de Boetti culmine avec une exposition monumentale à la Fondazione Cini à Venise à l’occasion de la LVIIème Biennale de Venise qui sera inaugurée en mai 2017. MAXIMUM/ MINIMUM, sous la direction de Luca Massimo Barbero, Directeur de la Fondazione Cini et Chief Curator de la Peggy Guggenheim Collection, rassemblera pour la toute première fois, les formats maximum et minimum de toutes les typologies d’œuvres de Boetti.

Une monographie, publiée par Forma Edizioni sous la direction de Laura Cherubini, professeur d’Art Contemporain à l’Accademia di Brera, accompagnera l’exposition, avec des textes de Annemarie Sauzeau, Hans Ulrich Obrist, Agata Boetti et Peter Greenaway. Récemment présenté au Courtauld Institute of Art à Londres et maintenant disponible à Paris pour la première fois, ce catalogue contient des interviews exclusives et des témoignages d’artistes tels que Lara Favaretto, Gilberto Zorio, Giuseppe Penone et bien d’autres, recueillis pour l’occasion par Andrea Bellini, Giorgio Verzotti, Paola Ugolini et Laura Cherubini. La monographie sera présentée chez Tornabuoni Paris lors d’une conférence tenue par ses auteurs, modérée par Harry Bellet le jeudi 2 janvier de 17h00 à 18h30.

Cette publication est inspirée du fameux Muro (1972-93) de Boetti – le « work in progress » par excellence de l’artiste, qui est exposé à Paris pour la toute première fois. Composé de photos de famille, de lettres d’amis et des dessins de ses enfants, le Muro (mur) a une dimension personnelle et intime en tant que sorte de cahier tridimensionnel, à la fois une source d’inspiration et un réceptacle pour ses idées, ou, comme le décrit Agata, la fille de Boetti qui prête généreusement cette œuvre unique pour sa toute première exposition dans une galerie privée : « l’autoportrait par excellence de Boetti ».

« Nous sommes honorés de la confiance de l’Archive Alighiero Boetti et de sa directrice Agata Boetti, la fille de l’artiste, dit Michele Casamonti, à la tête du groupe Tornabuoni. Son conseil et son expertise ont été essentiels à la réalisation de cette série d’expositions sans précédent. » 

 

ŒUVRES PHARE

Au cœur de l’exposition parisienne se trouveront trois œuvres monumentales : Anno 1984 (1984), Mappa (1989-94) et Tutto (1992-94). Exposées ensemble pour la première fois, chaque œuvre de six mètres de long représente une phase essentielle de la carrière artistique de Boetti.

La première appartient aux Copertine (covers), une série d’œuvres dans lesquelles Boetti et ses assistants copiaient les couvertures de magazines au crayon, renversant ainsi le processus de reproduction mécanique et ralentissant le temps de communication, attirant le visiteur pour un regard plus rapproché avec les lignes légèrement effacées du crayon plutôt que les couleurs vives des journaux dans un kiosque. Anno 1984 est donc une œuvre qui traite du temps comme durée, tout comme unité de mesure. Ainsi les 12 panneaux qui composent l’œuvre font office de calendrier et constituent une trace permanente de l’actualité. 

Les Mappe (planisphères) à leur tour, sont parmi les œuvres les plus connues de Boetti. Parmi une série d’environ 200 pièces, l’exemplaire exposé chez Tornabuoni Paris (illustré ci-dessus) est parmi les plus grands. Il s’agit de la seule Mappa qui ait été brodé par sept familles de réfugiés afghans à Peshawar au Pakistan et de la dernière œuvre de Boetti, achevée à peine deux mois avant sa mort. Pour marquer son aspect précieux et unique, Boetti cacha une perle dans le tissu.

Tutto (tout) (1992-94) est l’exemplaire le plus grand de cette série encore entre mains privées, et le deuxième plus grand après celui exposé au Musée d’Art Moderne de Francfort. Il fait partie de la dernière série d’œuvres de Boetti, dans laquelle l’artiste montre une collection de formes tracées à partir de magazines, de livres et journaux par Boetti et ses assistants, avant d’être colorées selon leurs préférences par les brodeurs afghans. « Je suis un créateur de règles. Et puis grâce à ces règles, ces jeux, ces mécanismes, je peux jouer ou faire jouer les autres, » disait Boetti dans une interview en 1984. Dans ce cas, les règles étaient simplement qu’il ne fallait ni que deux formes de même couleur ne se touchent, ni qu’une seule couleur ne domine la toile.

Ensemble, ces trois œuvres illustrent les thèmes centraux de l’œuvre de l’artiste, à partir des notions de l’auteur et de la représentation, jusqu’aux jeux, au temps, à la langue, mais aussi des concepts qui sont aujourd’hui plus pertinents que jamais : le globalisme, le multiculturalisme, l’image des media contre la réalité et la communication, et le fait que Boetti explorait toujours en cherchant la beauté et la poésie dans tout ce qui nous entoure.

D’autres pièces importantes seront également exposées telles que Mettere al Mondo il Mondo (mettre au monde le monde) (1975) ; l’un des plus grands exemplaires de la fameuse série des Biro. Avec cette série, Boetti crée un mode d’écriture nouveau et ludique dans lequel les mots sont épelés en plaçant une virgule dans la colonne correspondant à la lettre de l’alphabet tracé au bord du papier. Le Muro (1972-93) qui n’a auparavant jamais été exposé à Paris sera également une œuvre phare de cette rétrospective. 

 

Alighiero Boetti, Mettere al Mondo il Mondo, 1972-73, stylo bille sur papier marouflé sur toile. Courtesy Tornabuoni Art 

Alighiero Boetti, 3 février -> 8 avril 2017
Tornabuoni ArtPassage de Retz, 9 rue Charlot, 75003 Paris
Tornabuoni Art

16 avenue Matignon 75008 Paris
Tel : 01 53 53 51 51
Mail : info@tornabuoniart.fr

Site : Tornabuoni Art

Du lundi au samedi de 10h30 à 18h30

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Publié le : 4 janvier 2017

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