John Miller

Walking in the City // 2 décembre 2017 -> 13 janvier 2018

Nouvelle exposition monographique de l'artiste Américain


La galerie Praz-Delavallade est heureuse d’annoncer la quatrième exposition parisienne de l’artiste John
Miller, qui vit et travaille entre New York et Berlin.


Dans cet ensemble d’oeuvres, Miller présente cinq peintures-sérigraphies, dix tasses à café et une projection
numérique. Tous ces éléments se concentrent sur la manière dont les personnes habitent l’espace
public. L’artiste s’est inspiré du chapitre «Marcher dans la ville» tiré du fameux livre de Michel de Certeau
L’invention du quotidien. Vol. 1, Arts de faire (1980).


Les peintures-sérigraphies sont tirées de dessins que Miller a réalisés d’après des photographies qu’il a luimême
prises à Varsovie, Munich ou Palma de Majorque... Ces dessins sont tout simplement des croquis qui
représentent des histoires ordinaires, des histoires que l’on peut observer dans n’importe quelle ville. Le
peu d’écart entre les tonalités fait que ces images évoquent des mirages, des hallucinations ou des images
rémanentes.


Au centre de l’espace sont disposées les tasses à café. Miller a photographié les passagers se rendant au
travail à la nouvelle station «World Trade Center» du réseau ferroviaire PATH. Les images des passagers, vus
du haut, ont été imprimées sur les tasses. L’artiste a choisi ce lieu pour des raisons plastiques : le sol de la
station est blanc, ce qui met en valeur les passagers en tant qu’individus. Les images ayant été prises en
rafale, les mêmes personnages apparaissent dans des configurations différentes d’une tasse à l’autre.
Dans le troisième volet de l’exposition, Miller se penche sur l’espace urbain contemporain à travers une
présentation PowerPoint d’une durée de 8 minutes. Il s’agit essentiellement d’un court photo-reportage qui
associe une narration, une critique, de l’appropriation et de la poésie. Bon nombre de ces images sont des
plans rapprochés vides de tout contenu, des images de la surface de la route ou du trottoir montées à bref
intervalles. Des citations fragmentaires de ce texte ponctuent les images. Certeau a constaté que la ville
n’existe que si ces habitants ordinaires — les piétons — peuvent se l’approprier et la modifier à leur guise.
Miller confronte ces extraits du texte de Michel de Certeau avec les propos d’Erving Goffman, sociologue
américain très influent qui considère le monde comme un théâtre de conflit et de contestation. Au fur et à
mesure de la présentation PowerPoint, l’impact des dispositifs de surveillance et le contrôle social s’avère
de plus en plus présent.


L’intérêt de Miller pour l’espace public a débuté avec sa série photographique Clubs for America (1992), qui
documente les sex clubs à New York, qui ont fermé ou qui ont été obligé de fermer après la survenue de
l’épidémie du SIDA. Ses recherches l’ont conduit au projet photographique en cours, The Middle of the Day
(1994 – aujourd’hui), qui se compose uniquement de clichés pris entre 12h et 14h, c’est à dire les horaires
typiques de la pause déjeuner. Cette exposition poursuit les recherches de Miller au sujet de notre quotidien
et des effets de l’économie et de la classe sociale, en insistant sur la façon dont la technologie digitale —
notamment le téléphone portable — a transformé l’espace public. La conclusion suggère que la photographie,
plutôt que d’amplifier la mémoire, pourrait en fait la diminuer.


John Miller (né en 1954 à Cleveland, États-Unis) est un artiste, critique et musicien qui vit et travaille entre
New York et Berlin. Son travail a été exposé dans les plus grands musées et les plus importantes collections
de par le monde. Depuis trente ans, Miller produit une oeuvre diverse qui, en plus de la figuration, traite des
questions du langage, des valeurs, de la hiérarchie sociale et de leur altération. Il a fait l’objet d’expositions
personnelles à ICA, Miami (USA), Kunsthalle, Zurich (Suisse) ; Le Magasin - Centre National d’Art Contemporain,
Grenoble (France) ; Kunstverein, Hambourg (Allemagne) ; Mamco, Genève (Suisse) ; MoMA PS1, New
York (États-Unis), et le Museum Ludwig, Cologne (Allemagne) où il a reçu en 2011 le Prix Wolfgang Hahn
décerné par la Gesellschaft für Moderne Kunst. Son travail a été sélectionné à deux reprises pour la Whitney
Biennial (1985, 1991), ainsi que la Biennale de Lyon (2005) et la Biennale de Gwangju (2010). Ses oeuvres
font partie des collections du Whitney Museum, New York ; MOCA, Los Angeles ; Carnegie Museum of Art,
Pittsburgh ; Museum Ludwig, Cologne ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; Walker Art Center, Minneapolis ;
Mamco, Genève ; ICA, Miami. John Miller enseigne à Berlin et au sein du département d’histoire de l’art au
Barnard College, New York.

John Miller, 2 décembre 2017 -> 13 janvier 2018
Galerie Praz-Delavallade5 Rue des Haudriettes, 75003 PARIS, 75003 PARIS
Du Mardi au Samedi de 11:00 à 19:00 Vernissage le 02 Décembre de 17:00 à 20:00

A télécharger :

Galerie Praz-Delavallade

5 rue des Haudriettes 75003 Paris
Tel : 01 45 86 20 00
Mail : info@praz-delavallade.com

Site : Galerie Praz-Delavallade

Du mardi au samedi de 11h à 19h

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Publié le : 2 décembre 2017

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