Manuel Ocampo

Oeuvres: 1994 - 2016 // 18 mars -> 29 avril 2017

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter une sélection d’oeuvres de Manuel Ocampo.
 Né en 1965 aux Philippines, cet artiste incontournable de la région Asie-Pacifique est aujourd’hui l’un des plus influents de la scène contemporaine internationale. Il représentera le Pavillon des Philippines à la 57ème Biennale de Venise.

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter une sélection d’oeuvres de Manuel Ocampo. Né en 1965 aux Philippines, cet artiste incontournable de la région Asie-Pacifique est aujourd’hui l’un des plus influents de la scène contemporaine internationale. Il représentera le Pavillon des Philippines à la 57ème Biennale de Venise.

La peinture de Manuel Ocampo rassemble une multitude de signes et de codes issus d’un sens de l’observation particulièrement aigu. En mélangeant des références liées à l’iconographie colonialiste, la tradition judéo- chrétienne, l’art populaire, le catholicisme espagnol, la culture underground de Manille, la bande-dessinée, les comics, le graffiti, l’art naïf, les ex-votos mexicains, la science fiction, ou le néo-dadaïsme, il met en scène, de façon expansive et provocante, des images subversives et décadentes en revisitant l’histoire de l’art.

L’artiste philippin a su développer depuis les années 1980, un langage plastique particulièrement singulier empli d’une insolence rafraîchissante. Par sa touche cynique, parfois burlesque, le choix de ses motifs est à la fois corrosif, troublant et brut : rats, insectes, oiseaux, ossements, crânes, dents humaines, yeux, têtes décapitées, formes phalliques, foetus, excréments, cimetières, figures religieuses, croix, crucifix, outils, seringues, annotations, flammes, personnages de cartoons se lient et se juxtaposent sur un seul et même plan.

Par une profusion de signes et de couleurs, ses toiles peintes à l’huile, induisent une vulgarité latente non sans rappeler les oeuvres excessives de Paul McCarthy (1945) ou l’intensité de celles de Francis Bacon (1909-1992).

L’oeuvre radicale de Manuel Ocampo est celle d’un faiseur d’images prolifique qui jette les choses violemment à la face du monde. Par un geste vif et généreux, ses oeuvres se heurtent et se fragmentent. L’artiste libère une énergie anarchique, soulève les interdits et ébranle nos bonnes consciences. La satire semble perpétuelle et toutes les représentations du pouvoir, politique ou religieux, font l’objet d’un détournement ironique, d’une inversion et d’une subversion parodique.

En alimentant le chaos par une attitude insoumise, insolente et jubilatoire créée par des univers mélangés, Manuel Ocampo pose des questions à propos d’un monde chancelant, confus et incertain. Sa lucidité implacable nous bouleverse en questionnant l’attachement à nos valeurs idéologiques, politiques et humaines. L’artiste propose des scènes riches de sens et d’énergie, parfois proches du surréalisme et nous invite à une contemplation tout aussi grinçante que perturbante. Manuel Ocampo propose un conceptualisme iconoclaste tout en interrogeant les possibilités d’un art apolitique et dénué de toute religiosité.

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Manuel Ocampo est né à Quezon City (Philippines) en 1965. Il vit et travaille à Manille (Philippines).

Après un diplôme de l’Université des Philippines, Manuel Ocampo s’installe à Los Angeles où il étudie à la California State University de Bakersfield dont il sortira diplômé en 1985. L’artiste résidera près de 10 ans en Californie, où il présentera son premier solo show en 1988 qui ouvre la voie à une solide carrière internationale. Il participe notamment aux deux rendez-vous majeurs de la scène contemporaine européenne qui contribuent à établir sa notoriété, avec la Documenta IX de Kassel en 1992 (conçue par Jan Hoet) et la Biennale de Venise en 1993.

Manuel Ocampo représentera le Pavillon des Philippines à la 57ème Biennale de Venise (Italie) avec The Spectre of Comparison, une exposition dont le commissariat est assuré par Joselina Cruz. Ses peintures historiques des années 1990 dialogueront avec des oeuvres plus récentes. C’est donc la seconde fois que l’artiste investira le pavillon des Philippines.

L’œuvre de Manuel Ocampo a fait l’objet d’un grand nombre d’expositions personnelles telles que Goya vu par Ocampo : La Junte des Philippines 1815-2015 au Musée Goya à Castres (France, 2015), lors de la 7th Asia Pacific Triennal Exhibition à la Queensland Art Gallery à Brisbane (Australie, 2013), 20 Years of Intestinal Mishaps au Carré St. Anne de Montpellier (France, 2013), The Corrections au Space of Drawing de Copenhague (Danemark, 2013), The 80’s à la Topaz Arts de New York (USA, 2012), The Ghost Poo of Painting au Philara - Sammlung zeitgenössischer Kunst de Düsseldorf (Allemagne, 2011), Bastards of Misrepresentation à la Casa Asia de Barcelone (2005, Espagne).

Il a également participé à de nombreuses expositions collectives d’envergure telles que Underbrut à La Friche la Belle de mai de Marseille (France, 2017), Plus jamais seul, Hervé di Rosa et les arts modestes à La Maison Rouge à Paris (France, 2017), Come as you art : Art of the 1990’s au Blanton Museum of Art de l’University of Texas at Austin (USA, 2016), Manilla Vice au MIAM de Sète, (France, 2013), Les Maîtres du Désordre à la Fundacion la Caixa à Barcelone (Espagne, 2013), Reflexus à la Arte Contemporanea de Porto (Portugal, 2009), The Making of Art à la Schirn Kunsthalle Frankfurt de Francfort (Allemagne, 2009), au Museu Colecção Berardo de Lisbonne (Portugal, 2008), In the context of : La dégelée Rabelais organisé par le FRAC Languedoc-Roussillon à Montpellier (France, 2008), Morts de rire à La Panacée à Montpellier (France, 2008), L’ Explosition au Frac Languedoc-Roussillon, à Montpellier (France, 2007).

Le travail de Manuel Ocampo est présent dans un grand nombre de grandes collections publiques telles que le Museum of Contemporary Art (USA), le Californie Oakland Museum, Oakland (USA), Laguna Art Museum (USA), le Contemporary Museum, de Honolulu (USA), le Whitney Museum of American Art (USA), le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (MNCARS) (Espagne), le Museo Extremeno e Iberoamericano de Arte Contemporaneo (MEIAC) (Espagne), le IVAM Instituto Valenciano de Arte Moderno (Espagne), le CAAM Centro Atlantico de Arte Moderno (Espagne), le Fonds National d’Art Contemporain (France), le Fukuoka Asian Art Museum (Japon), le San Francisco Asian Art Museum (USA), le Sintra Museu de Arte Moderna (Portugal), le Musée d’Art Moderne Grand- Duc Jean (Mudam) (Luxembourg), le FRAC Languedoc Roussillon (France), le FRAC Ile de France (France), le Museo Berado, (Portugal).

Manuel Ocampo a bénéficié de plusieurs prix notamment le Lila Wallace Reader’s Digest Artists at Giverny Program (1998), le National Endowment for the Art (1996), le Rome Prize in Visual Arts de l’American Academy in Rome ( 1995), The Pollock-Krasner Foundation, Inc.\par The Art Matters Foundation (1995).

Manuel Ocampo, 18 mars -> 29 avril 2017
Galerie Obadia3 rue du Cloître Saint Merri, 75004 Paris
Lundi-Samedi, 11h - 19h
Galerie Obadia

3 rue du cloître Saint-Merri 75004 Paris
Tel : 01 42 74 67 68
Mail : info@nathalieobadia.com

Site : Galerie Obadia

Du lundi au samedi de 11h à 19h

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Publié le : 2 mars 2017

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