Tony Soulié - "exploration"

Peintures // 13 mai -> 25 juin 2016

La galerie Gilbert Dufois (Paris) est très heureuse de présenter une nouvelle exposition personnelle de Tony Soulié, intitulée "Exploration". Seconde exposition de l'artiste dans la galerie, c'est la ville de Honk Kong et les eurs exotiques qui sont à l'honneur.

Tony Soulié, "Hong Kong", techniques mixtes sur photo, 125 x 125 cm

Touche à tout prolifique, à la fois peintre, sculpteur, graveur, performer, poète et photographe, Tony Soulié compte parmi les artistes les plus importants de sa génération. Il expose depuis 1977 à Paris et en province, en Europe et à travers le monde, principalement au Japon, États-Unis, Corée, Amérique du Sud. Un long parcours d’interrogations sans cesse renouvelées sur la représentation, la spiritualité de l’image et l’espace-temps.

 

Plus de 300 expositions personnelles lui ont été consacrées et son travail est régulièrement montré dans les principales manifestations internationales.

Présent dans une multitude de collectons privées, d’entreprises ou publiques, plusieurs dizaines musées français et étrangers conservent ses oeuvres.

 

Sous les pavés, la plage, le voyage et la peinture

 

Pas de méprise ! Tony Soulié ne fait pas dialoguer photographie et peinture, mais interroge bien la peinture, la représentation, l’émergence de l’abstraction, la poétique de l’entre-deux.

 

Tout commence par une affaire d’horizon. Chez Tony Soulié, point de perspective, au sens classique, jamais. De fait, Tony Soulié est un enfant du surplomb, comme nourri par les heures passées dans sa jeunesse à essayer d’attraper la nuit obsidienne sur les toits parisiens, s’abreuvant aux couleurs des grains de lumière, dialoguant avec les oiseaux. Cherchait-il déjà le point de vue de son père, as du plongeon artistique et du saut de l’ange ? Quoi qu’il en soit, Tony Soulié n’aura de cesse d’échapper à la pesanteur de la matière et des idées reçues, toujours cherchant, à son corps non défendant, la vitesse et la fulgurance d’un voyage autre, d’une action artistique inattendue. Cette absence paradoxale d’horizon donne alors à son travail une douce force hallucinatoire, une présence étrange et somptueuse.

 

Lui qui revendique la rue comme sa meilleure école a fait donc du macadam de la ville le révélateur suprême et quasi sacré de la rencontre avec l’autre.

Tony Soulié dit vouloir gommer l’image, l’effacer, griffer la photographie, la mettre à distance, la noyer sous les pigments, la matière. Il rencontre alors l’abstraction de la forme, la vérité de la ville, du paysage ou d’un attrape-rêve derrière le visage de chacune d’elles. De fait, il cherche le signe ultime, l’épure de tout mouvement, le geste ou la rencontre encore jamais faits. Revisiterait-on à travers ses oeuvres la pensée d’Emmanuel Levinas ? L’autre se révèle quand s’efface son visage, quand s’oublie la couleur de ses yeux.

 

Tony Soulié aime les états et les points limites du monde, les tourbillons quand ils sont enfin maîtrisés, l’oeil des cyclones, la physique exotique, les attracteurs étranges, à l’instar de ces objets mathématiques nés du chaos, quand il veut bien se calmer un peu et laisser une fenêtre entrouverte sur le monde en fusion.

Ses oeuvres déclinent le cercle, l’envoûtement de la spirale, de la fluidité comme structures intimes du monde.

Il dit souvent que chaque vie est un looping à ne pas manquer, une forme à travailler comme le ferait un danseur dans l’espace qui sépare la musique du geste. Car alors, et alors seulement peut se jouer librement le sens.

 

Il exécute donc l’image comme un meurtre bienvenu de la photographie, joue son polar à coups de griffures, de noyades colorées, et plus récemment de découpes à vif dans la texture même de l’image comme autant de trous noirs de la matière et de la représentation, comme autant de trous de mémoire et de leur échappée belle, comme un hommage à Matisse aussi, l’un de ses rares maîtres revendiqués. Il laisse alors la peinture agiter ses pétales de couleur dit-il, ultime non lieu derrière l’image. Noyées sous les pigments telluriques et les laques flamboyantes, ses oeuvres se font un foudroyant raccourci de la vie, entre beauté magnétique et violence ambiguë, comme un secret dont la peinture entretiendrait le feu.

Tony Soulié - "exploration", 13 mai -> 25 juin 2016
Galerie Gilbert Dufois4 rue du Bourg l'Abbé, 75003 Paris
Vernissage : le jeudi 12 mai, à partir de 18h. La galerie est ouvert du mardi au samedi , de 11h à 19h et sur rendez-vous.
Galerie Gilbert Dufois

8 place Henri IV 60300 Senlis
Tel : 0344600348
Mail : infos@galeriegilbertdufois.com

Site : Galerie Gilbert Dufois

du mardi au samedi 10h -12h / 15h- 19h et sur RDV

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geofield: 

Publié le : 4 mai 2016

Tags :

#Tony Soulié, Exposition, Exploration, Galerie Gilbert Dufois

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